
De la gare routière de Chiang Kong, ville frontière avec le Laos où nous sommes arrivés ce matin avec une ponctualité exemplaire, un tuk-tuk bien chargé avec nous 3 et tous nos bagages (les miens particulièrement lourds) nous dépose au poste d'immigration. Un coup de tampon sur le passeport, en évitant une imaginative taxe que tente de nous extorquer le douanier, et hop ! Dans la barque ! Nous traversons en quelques minutes seulement le Mékong qui fait office de frontière entre les 2 pays. Milieu de matinée, nous sommes officiellement au Laos, visa et kip (monnaie laotienne, 1E = 12500 Kip) en main. En moins d'une semaine, j'ai payé en yen chinois, en dollars hong kongais, en bath thailandais et maintenant en Kip lao, je commence à m'emmêler les pinceaux. Et avec tous ces milliers de bath et ses millions de kip, ma pochette à sous déborde... sans pour autant être bien riche.
Huay Xai sera une étape repos, journée cool pour débuter ce voyage. Installation à l'hôtel, déjeuner et promenade dans la ville, très calme et paisible. Pas de bruit ni d'agitation, quel contraste avec mes précèdentes semaines ! Ce qui est marrant, c'est que Huay Xai est décrite comme une ville très animée dûe à ses nombreuses activités commerciales concentrées autour du débarcadère des bateaux et ses nombreuses boutiques dans la rue principale. Moi, j'ai plutôt l'image d'un bourg (15500 hab) fort tranquille.
Le marché près du débarcadère est plutôt désert, quelques étals de légumes peu variés à même le sol et pas de fruits à part quelques bananes et clémentines. Pas riche tout ça.
Un escalier naga dont les marches contiennent les traces de pas de tout ce qui les a franchi alors qu'elles étaient encore fraîches (oiseau, chien, gamin...) mène au temple Jom Khao Manilat dominant la rivière. Ce temple en teck de style Shan est décoré de peintures aux couleurs vives mais le spectacle est à côté avec ses jeunes futurs bonzes jouant avec un singe attaché, leur animal de compagnie. Le bouddhisme prône le respect et la liberté des animaux, mais apparemment, c'est interprêté différemment par ici.
Le soir, resto à la lenteur du service lao, rappellant étrangemment le service malgache. Mora mora pour prendre la commande et apporter les plats, pas toujours conformes à ceux commandés d'ailleurs.
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