
Nous quittons aujourd'hui ce paradis terrestre perdu dans ces somptueuses montagnes. Seul inconvénient de ce village éloigné de tout : il n’y a qu’un seul bus par jour, hormis le jour du marché, à 3h du matin ! Comme nous n’avons aucune envie de nous lever en pleine nuit, on trouve une astucieuse et bien meilleure solution : la camionnette du ramasseur de lait !
Vers 9h30 passe le ramasseur de lait qui fait sa tournée des villages, en s’arrêtant tous les 200 mètres pour vider les seaux de lait dans sa cuve et en distribuer le cas échéant. Seulement, nous ne sommes pas les seuls à opter pour ce mode de transport. Au final, dans cette minuscule camionnette, on y trouve dans le désordre et installés de façon bancale : une cuve pour ramasser le lait, une autre pour le distribuer, des bonbonnes de gaz, de gros sacs de voyage, des petits sacs à dos, des touristes, des locaux... plus de 20 personnes au total à l’arrière, tous entassés. Ca déborde de tout côtés ! A chaque fois qu’un nouveau arrive, il commence à s’accrocher à l’extérieur du camion, puis sournoisement, insidieusement, centimètre par centimètre, le voilà qu’il investit la place, se glisse à l’intérieur et hop ! un de plus dans la boîte à sardines. En tout cas, pas le meilleur moyen pour admirer le paysage à 360 degrés et tobalmo ! Joyeux fou rire.
Le trajet jusqu’à Sigchos prend 2 bonnes heures, à travers des paysages moins impressionnants et escarpés que précédemment mais plus vallonnés, plus verts et recouverts de beaucoup de forêts.
A Sigchos, 3h à buller en attendant le bus pour Latacunga où on enchaîne direct avec un bus pour Ambato avec encore une dernière correspondance pour Banos, soit en tout 5h de transport.
19h30, nous voici enfin à Banos !
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