
Matinée calme à Coroico, pour me préparer au long trajet qui m'attend.
13h, me voici à l'arrière d'une camionnette brinbalante avec tous les touristes qui souhaitent prendre le bus pour Rurrenabaque, dont 3 jeunes rebelles Français avec qui je sympathise et partage ce voyage. Partie de "Uno" au carrefour poussiereux (le mot est faible) de Yolosa en attendant notre bus pendant 1h. Puis en route pour 16h de trajet sur une "route" de terre et de cailloux tellement poussiereuse qu'il est difficile de regarder le paysage. Heureusement, les amortisseurs ne sont pas trop déglingués, mais ça tremble malgré tout dans ce foutu bus, impossible de lire la moindre page de mon livre. A ce rythme, je vais mettre 3 mois à le finir ! Mais de toute facon, pour une raison obscure, le chauffeur décide à la nuit tombée (soit 18h) que nous n'avons pas besoin de lumière. Rien d'autre à faire pour les 13h de trajet restant que discuter, réfléchir ou tenter de dormir...
Finalement, le trajet ne fut pas si long ni si terrible que ça et me voici à "Rurre". A l'ouverture des soutes, pas très étanches, tous les sacs sont indistingables : une telle couche de poussière les recouvre, du jamais vu. Biensûr, intelligente comme je suis, je n'ai pas protégé mon sac.
Journée à 2 à l'heure, hôtel super agréable au jardin très sympa, plein de plantes et de fleurs et surtout avec des hammacs grand confort, parfait pour une petite sieste, histoire de se remettre du bus et de la chaleur. Pas de doute, j'ai quitté l'altiplano !
Rurre est une jolie petite localité (15000 hab) bordant le Rio Beni, à l'atmosphère radicalement différente des autres villes de Bolivies : nonchalante, calme, décontractée, culturellement et vestimentairement sans aucun rapport avec l'altiplano. Sans rien faire de particulier, le temps passe plaisamment dans cette bourgade.
Ma recherche d'une agence pour faire un excursion dans la Pampa me permet de rencontrer des occidentaux qui m'apprennent plein de choses sur le coin par rapport à leur projet/action de bénévolat. Et à l'agence où je réserve le tour, je rencontre Jeannie et Xavier, un couple de grenoblois avec qui je vais sûrement bien m'entendre. |